PGO mise sur la nouveautÈ plutÙt que sur la pÈrennitÈ
Écrit par Mac Rodgers   
13-11-2005
PGO mise sur la nouveautÈ plutÙt que sur la pÈrennitÈ

Depuis sa naissance, le BPAF est du cotÈ du buggy de poche et tente de faire connaÓtre líÈnorme plaisir qui dÈcoule de sa pratique.

Plaisir de líactivitÈ motorisÈe, plaisir díune vraie convivialitÈ nÈe díune pratique solidaire et en groupe.

Cíest ce plaisir quíil nous a semblÈ important de porter en avant.

Pour ce faire, nous tentons de rassembler dans un mÍme effort, professionnels et particuliersÖ Cíest une gageure, car rassembler dans un mÍme creuset, les utilisateurs demandeurs díun produit, et ceux qui vivent de sa commercialisation, ne peut se faire que si nous surmontons les difficultÈs Èvidentes que cela reprÈsente. Nous faisons le pari que la passion, prÈsente chez les uns et les autres permettra de surmonter ces difficultÈs.

Aux uns díÍtre patients, aux autres díÍtre modÈrÈs, ‡ tous, de respecter líaltÈritÈ.

Pourtant, nous devons bien accomplir la mission que nous nous somme donnÈe : Donner une information transparente aux passionnÈs, et mettre ‡ disposition les outils díanalyse de faÁon que chacun se fasse une opinion et puisse Èventuellement la partager (ou pas) avec les autres.

Dans ce domaine, je voudrais revenir sur la ÂŽ saga ÂȘ PGO comme je lĂ­avais annoncÈ.

Il faut díabord rendre ‡ CÈsar ce qui lui appartient : Si le buggy donne du plaisir, alors PGO est líentitÈ qui en a le plus distillÈ, et cela est incontestable ! Pionnier dans ce domaine, cíest PGO qui lance ce concept. Avec plus de trois mille 150 et probablement autour de huit cents 250 circulant sur le territoire national, PGO est líartisan du dÈveloppement du buggy en France

Cíest aussi la raison pour laquelle cette marque est trËs exposÈe.

Le 150 a connu quelques ennuis de jeunesse qui ont rapidement trouvÈ des solutions. Le succËs de líengin a fait oublier son retard de commercialisation. Le 150 est vÈritablement une rÈussite, qui comble líentreprise (PGO/Euromotor) et les utilisateurs.

Alors pourquoi le 250 semble-t-il cristalliser les mÈcontentements ? Pourquoi le 250 ne suit-il pas la mÍme voie ?

Est-ce un problËme de qualitÈ intrinsËque de líengin ? Certes pas ! La qualitÈ perÁue du BR est bonne, meilleure que bon nombre díengins. Le moteur est puissant et semble rÈsistant. Le look du BR est trËs rÈussi et fait líunanimitÈÖ

Certes les ennuis de jeunesse du BR sont rÈels :

Mais la chauffe moteur a trouvÈ rapidement des solutions

Les quelques ennuis rÈcurrents semblent se circonscrire ‡ des problËmes díÈtanchÈitÈ du faisceau Èlectrique, et ‡ la qualitÈ du pot et de sa soudure.

Les cardans qui ont cassÈs ont ÈtÈ pris en charge par la garantie.

Bref, sur lĂ­ensemble, pas vraiment de quoi faire la diffÈrence avec les autres buggys. Il faut ÂŽ accepter ÂȘ que la construction asiatique soit, somme toute, logÈe ‡ la mÍme enseigneÖ

Non le BR níest pas plus mauvais quíun autre, et globalement satisfait un nombre de propriÈtaire trËs important.

Il faut remarquer ici que le profil des diffÈrents utilisateurs est multiple : De celui qui se sert de son engin une fois dans le mois pour aller chercher son pain, ‡ celui, outrancier, qui líutilise comme un Kart CrossÖ La frÈquence et le nombre díennuis sont forcements diffÈrents !

Nous recensons bien Èvidemment plus de mÈcontents que de satisfaits. Mais il faut avouer que ce níest apparemment pas les ennuis mÈcaniques qui attisent la colËre des utilisateurs mais la faÁon dont ces ennuis sont traitÈs.

Il est en effet difficile ‡ supporter de síentendre dire que les problËmes níexistent pas ! Nier les ennuis ne les a jamais fait disparaÓtreÖ Euromotor parlait de 1% de mÈcontentsÖ Tous ceux qui Ètaient dans ce cas se sentaient exclus díune prise en compte.

Les ennuis ont souvent ÈtÈ rÈglÈs gr‚ce ‡ líingÈniositÈ des particuliers ou de quelques professionnels en contact direct avec les clients.

Je passe sur les dÈlais de livraison et la communication qui a accompagnÈ les retardsÖ Attendre, sans avoir la qualitÈ promise est difficileÖ

Les petits ennuis gÈnÈrÈs par la casse díune piËce prennent trËs rapidement des proportions insurmontables lorsquíil faut attendre deux mois avant de reprendre la routeÖ


Le bas blesse surtout ici :

Le rÈseau de concessionnaire et de revendeur est trËs inÈgal : Entre ceux qui ont du stock et ceux qui sont ‡ la merci de líapprovisionnement asiatique, deux mois de plaisir sont sacrifiÈs. Entre le concessionnaire passionnÈ, qui saura trouver la rÈponse ‡ la question de son client et le revendeur occasionnel, trËs loin des considÈrations de son client, il y a un mondeÖ

AlorsÖ fatalitÈ ? Faut-il faire avec les rËgles imposÈes par les fournisseurs asiatiques en terme díapprovisionnement ? Certes pasÖ Et ma plus virulente critique est bien sur ce plan : Líengin níest pas mauvais, mais sa commercialisation doit Ítre amÈliorÈe. Dans le cas qui nous intÈresse, le distributeur níest pas ‡ la merci du constructeur, puisque Euromotor est dÈtenu ‡ 45% par PGO. La marque devrait aider son partenaire distributeur pour que son rÈseau soit alimentÈ en piËce de faÁon ‡ satisfaire les besoins en SAV.

Bref, une partie des bÈnÈfices pourraient Ítre investis dans líamÈlioration du suivi clientËle.

A ce titre, díailleurs, je pense que PGO paye cash cette erreur : Les ventes du BR 250 ne sont pas ‡ la hauteur de celle du 150Ö

Le marchÈ se rÈgule de toute faÁon ‡ un moment o˘ a un autreÖ La concurrence nivelle les prix et la qualitÈ, et le client fini par y trouver son compteÖ Pas si simple ! La rÈputation díune marque dans ce domaine est salutaire. Nombre de futurs clients auraient aimÈ miser sur une enseigne ‡ la rÈputation infaillible, plutÙt que de chercher líalternative risquÈeÖ

Dans ce contexte, le comparatif prÈparÈ par le BPAF avait líavantage díexister et de prÈtendre Ítre un outil díinformation identifiÈÖ

Nous savons maintenant que les choix industriels de PGO sont encore une fois de plus couplÈs avec une politique marketing trËs ÂŽ agressive ÂȘ.

PGO abandonne la commercialisation de líactuel BR 250 et mise sur la prÈsentation díun autre produitÖ

Pourquoi pasÖMais quel avenir pour eux qui ont dÈj‡ un BR et qui souhaite le garder ?...

Le 150 est il suffisamment ÂŽ amorti ÂȘ pour que la mise ‡ disposition de cet engin ne soit pas intÈressant pour PGO ?

Apparemment le pari de PGO cĂ­est de vendre plus de ÂŽ nouvelles ÂȘ machines, que dĂ­engins connus et rÈpertoriÈs par les usagers que nous sommes (avantages et dÈfauts compris).

LĂ­avenir dira si la ÂŽ cible client ÂȘ buggy se comporte comme celle des automobilistesÖ

Car jusquí‡ prÈsent, cíest toujours la nouveautÈ qui se vend le mieuxÖ Certains, dont je suis, le dÈploreÖ

(Article 11 du 13/11/2005)