La poule a du plomb dans l'aile
Écrit par Mac Rodgers   
30-08-2005
La poule a du plomb dans l'aile

Voila ce que j’ecrivais en mars dernier :

« PGO a présenté son dernier bébé au salon de Paris: Le bugrider 250.
Cet engin répond à une demande récurrente des utilisateurs concernant la puissance limitée du 150.
Cet engin a une magnifique carrière devant lui pour autant qu’il réponde aux attentes du public en matière d’efficacité et de fiabilité.
Son arrivée sur le marché français est prévue en début d’été, et il est à parier que le flux des stocks sera particulièrement étudié par le service commercial de PGO…
De nombreux sites annoncent l’engin, …. »


A l’heure actuelle, il est temps de faire un premier bilan de la commercialisation chaotique de cet engin annoncé à grand renfort d’essais télévisés, relayés par tous les fanas de buggy dont nous faisons partie.

- Des dates de livraison pour le moins retardées…

- Une politique tarifaire unifiée (et pourquoi pas !)

- Des Problèmes de fiabilité avérés :

  • Chauffe ayant entraînée au moins une casse moteur
  • Problème de fiabilité des ventilateurs de remplacement pas forcement compatible avec le réseau électrique de l’engin
  • Qualité de peinture aléatoire
  • Pot inapproprié et incompatible avec l’utilisation de l’engin
  • Vibrations très présentes venant a bout des soudures approximatives…
  • Qualité d’usinage et de matériaux inadéquat pour les cardans, entraînant une fragilité conceptuelle…


Tous ces défauts ont été constatés individuellement par au moins trois membres du forum B PAF, Cela ne veut absolument pas dire que tous les possesseurs de BR 250 connaîtront ces problèmes (quoique pour le pot…), cela veut seulement dire que l’engin n’est pas abouti, et qu’il demande une attention toute particulière pour durer dans le temps.

Cela veut-il dire que le BR est un engin inintéressant ? Certes pas ! C’est un buggy ! À ce titre, il nous intéresse ! Mais force est de constater que la carrière qui lui était promise ne se fera pas ! La fiabilité, et l’efficacité du réseau SAV ne sont pas au rendez-vous !

Il ne s’agit plus seulement de stratégie commerciale défaillante, mais véritablement de politique industrielle inadéquate ! Car enfin, PGO est constructeur ! Que penser d’un industriel qui lance la production de machine aussi peu aboutie…

La production d’un nouveau modèle ne se décrète pas seulement par le fait que la demande existe, et qu’il faut la satisfaire…. Un temps de développement plus important aurait du être prévu…et tant pis si la concurrence avance, car cette même concurrence dorénavant avance plus du fait de sa politique des petit pas… Amélioration après amélioration…


Que penser par exemple de l’annonce d’Euromotor après les premiers problèmes de chauffe, qui prétend renoncer à la commercialisation des engins, tant qu’ils ne seront pas fiabilisés. Le redémarrage de la commercialisation est prévu fin de l’été et ne concerne pas les 200 premiers engins commandés qui seront livrés…
Ce qui correspond a un flux tendu des livraisons en container (1 tous les 15 jours) jusqu’en septembre… En fait l’annonce n’a strictement aucune incidence dans les faits…

Que penser d’un distributeur qui continue à ne pas prendre en compte les usagers, en ignorant la plus grosse association d’utilisateur… Nous avons des contact avec les tous les importateurs de buggys en France et en Belgique, excepté Euromotor …

Que penser d’un distributeur qui se repose sur la débrouillardise voire la maestria de quelques concessionnaires et utilisateurs ingénieux pour faire face aux problèmes…


C’est sûr, on peut rouler en BR 250 et y prendre enormement de plaisir, mais il faut savoir que malgré les 5000 euros déboursés il faudra investir dans une bonne boite à outil…

Mais c’est egalement vrai pour tout les buggys…

Alors, si c’est vrai pour tous les buggys, pourquoi s’acharner sur Euromotor et le BR 250 ?

Parce qu’à mon avis, PGO en étant leader sur le marché, avait une responsabilité : Celle de faire avancer le concept et de livrer un engin meilleur que le 150.

Le public voulait plus de puissance, le segment était porteur.

Je reproche aux décideurs de n’avoir vu que l’argent à tirer de cette problématique : Une forte demande sur un produit qu’il fallait sortir rapidement.

Je reproche a PGO d’avoir fabriqué un produit qui parait moins fiable que son prédécesseur.

Je reproche a PGO d’avoir écorché le rêve que tous les buggyste faisaient : Un buggy plus fort, plus confortable, plus fiable, plus, plus, plus…

Je reproche à PGO d’avoir pensé à rentabiliser un élan économique sans associer une seule fois les utilisateurs à cette aventure…

Je reproche à PGO d’avoir construit une machine qui, sans l’avoir essayée, ne me fait plus aussi envie qu’avant…

(Article 7 du 31/08/2005)