BOOXT Gox-650. Le buggy conjugué par booxt: je goxe, tu goxes : Ils booooooxtent !!!!!
Écrit par Mac Rodgers - Nuts06   
10-04-2007

BOOXT Gox-650

Le buggy conjugué par booxt: je goxe, tu goxes : Ils booooooxtent !!!!!

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A l’heure actuelle, beaucoup parlent des « nouveaux gros buggys ». En fait, peu les approchent, et les conversations finissent par tomber à plat devant les photos circulant sur le net… Peu de professionnels prennent véritablement le risque de faire venir « pour de vrai » les machines avant de les avoir vendues.

En nous rendant à Troyes pour essayer le GOX 650, nous avons fait plus que prendre contact avec ce nouveau buggy 650cc. Nous nous sommes véritablement imprégnés du concept commercial proposé par Damien Martraire, le jeune directeur général de l’entreprise. La « Booxt attitude » c’est le pari de proposer sous cette griffe, une gamme complète de véhicules et d’accessoires, répondant aux attentes du consommateur de loisir motorisé.
Booxt Center

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Installés pour l’instant à Troyes et Lens, les Booxt center : ça n’est pas une plaisanterie ! 700 m2 de show room et d’atelier, ainsi qu’une possibilité de 4000 m2 de stockage à proximité. Ces deux magasins sont la vitrine de l’entreprise qui compte 13 personnes. Une structure conséquente, mais jeune. Avec approximativement un an d’existence, l’enseigne peut s’enorgueillir d’afficher un chiffre d’affaire conséquent. Pourtant, Damien veut passer à la vitesse supérieure. Il désire réaliser dans le domaine du loisir motorisé, ce que certaines enseignes ont su réussir dans le créneau du loisir sportif : devenir une « marque générique » proposant dans chaque rubrique d’engins, une gamme complète. Ceci en développant des partenariats avec des constructeurs asiatiques, tout en proposant des grandes marques en parallèle.

Au niveau des buggys, Booxt propose des engins allant de 50cc à 800cc. Les choix ne sont pas complètement arrêtés quant aux modèles retenus à la vente. Pour le moment, les fers de lance de cette gamme sont les 250cc « Xinling » et ce nouveau 650cc « Jinseng » que nous venons essayer. A terme, en renforçant ses échanges avec les usines chinoises qu’il visite (avec lesquelles son agent sur place maintient les relations), Damien espère pouvoir proposer plusieurs types de 250 et de « gros cubes », à même de répondre aux attentes de tous ses clients.

Pour l’instant, le buggy est bien là, le dossier d’homologation déposé. Le container parti des côtes chinoises, doit arriver sous peu. Précisons d’ailleurs que le buggy essayé est le prototype ayant permis de finaliser l’homologation. Des différences existent par rapport au modèle qui sera finalement commercialisé (voir encadré) mais nous n’avons pas pu vérifier, ni leur réalité, ni les éventuelles améliorations qu’elles apportent…

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Premier contact

D’entrée de jeu, on est impressionné par les mensurations de la « bête ». Il est très long et aussi large que haut. Nous avons carrément affaire au plus gros engin du marché actuel. Ce buggy fait la taille d’une petite citadine et, forcément, dans la circulation il doit se faire respecter !

Le look ensuite ne laisse pas indifférent : enchevêtrement de tubes, ceinture de caisse haute, longs triangles avant, rampe de phares sur le toit, nez court et agressif. Il n’est pas exactement beau. Il est même plutôt « monstrueux »… Mais est-ce vraiment un défaut pour un véhicule tout-terrain ? Bien que certains angles de vue ne soient pas photogéniques, dès qu’il entre en mouvement, le Gox-650 évoque inévitablement les dunes-buggy US et dégage une ambiance Madmax agréablement virile !

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Faisons un tour plus attentif du monstre, on retrouve le désormais habituel bicylindre 650cc qui équipe tous les buggys asiatiques de cette cylindrée. Il n’est pas réputé pour être un foudre de guerre mais au moins il semble fiable. Cette fois, l’embrayage est hydraulique. C’est un bon point. Par contre, il est dommage que les 3 points de fixation moteur ne soient pas mieux conçus.

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Le châssis est largement dimensionné. Pas étonnant puisqu’il est prévu à l’origine pour un 800cc. Les roues sont repoussées aux quatre extrémités du buggy, la garde au sol est considérable, les angles avant et arrière sont très grands. On peut envisager l’attaque des talus les plus raides sans toucher !

A l’arrière, les bras oscillants, équipés de roulements sont courts et robustes, mais sans barre antiroulis et sans limite du débattement maximum. Espérons que les amortisseurs et les cardans résisteront en cas de sauts répétés.

A l’avant, les triangles, peints couleur alu, sont du plus bel effet. Leur structure en losange semble indestructible et on peut choisir 2 positions d’ancrage pour les amortisseurs. En comparaison, les pivots de roues paraissent presque faibles.

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Les étriers de frein, bien que modestes à l’avant, sont de dimension automobile, mais les disques restent petits car limités par le diamètre des roues. Difficile de faire autrement. Les jantes à bâtons, en véritable alu cette fois, sont réellement magnifiques.

L’installation à bord demande une technique particulière. La meilleure est sans doute de se suspendre à l’arceau et de se jeter les deux pieds en avant : viril l’engin on vous dit !

Une fois cette gymnastique accomplie, on découvre un habitacle très spacieux. Il y a encore la place pour un vide-poche et un porte-gobelet entre les deux larges sièges. Le baquet du conducteur, mais aussi celui du passager, sont sur glissières. Surtout, ils disposent d’un dossier réglable. C’est rare. Ainsi, il devient impossible de ne pas trouver une position confortable quelque soit son gabarit.

Le pédalier, sans être gênant, est un peu décentré. Les harnais 4 points sont logiques dans ce décor « d’homme », bien que pas agréables à ajuster. Le tableau de bord devrait être complet et esthétique sur le modèle définitif. Le volant, très vertical mais de finition médiocre, tombe bien en main et les commodos, façon voiture, s’avèrent bien pratiques. Seule la clé de contact est hors de portée. Le plancher en aluminium strié est une très bonne idée.

Les matériaux, les soudures et la connectique ne sont pas formidables. Globalement, la qualité de fabrication est conforme aux standards Chinois.

On roule !

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Le moteur distille un son plaisant et flatteur si on le ramène aux 20 cv de l’engin bridé.

Il faut pourtant « arracher » l’engin de son inertie… C’est sûr, là, il faut accélérer franchement ! Le frein à main n’est pourtant pas serré ? Le poids camarade ! Ce buggy ne sera jamais une bombe au démarrage…. De toute façon, de par son gabarit, il ne sera jamais non plus une abeille capable de se faufiler dans le trafic ou dans une forêt aux arbres serrés. On est loin du concept du buggy de poche pour entrer dans celui du buggy tout court…

Les vitesses se passent facilement, on a connu bien pire… La sélection est précise, bien que le levier un peu long, amplifie la course de sélection. La première est efficace, à noter la présence d’un petit trou après celle-ci, pour un enchaînement seconde/troisième bien étagé. La quatrième ne trouvera aucun usage en « Tout Terrain ». Elle ne sera utile que sur la route ou sur chemin particulièrement roulant tant sa démultiplication est longue. Pour finir sur cette boite, elle est en fait assez agréable à l’usage, et en tout cas, permet de se servir des rapports du moteur pour piloter l’engin. D’ailleurs celui-ci est fait pour cela, c’est un pistard qu’il faut garder « dans les tours » ! Les changements violents de direction doivent être exécutés avec l’aide de la boite, soit pour bloquer quelque peu les roues, soit pour redonner de la puissance à l’arrière afin de provoquer la dérive.


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Le cadre de notre essai convient tout à fait pour se faire une idée de l’engin : Un « champ de mines » où un petit circuit sinueux est dessiné. Un temps exécrable rendant le terrain détrempé !

En fait, au premier abord, le Gox-650 paraît impossible à piloter dans ce type de configuration : très sous vireur (pas de différentiel sur cette version présérie), il décroche pourtant franchement, mais ne se contrôle pas plus facilement en dérapage.

Une fois parti, les 3,30m de long agissent comme un balancier, et il faut anticiper longtemps à l’avance pour éviter le tête à queue. La direction bien que précise (juste un peu de jeu dans le volant) est très démultipliée et il faut plus d’un tour de volant pour aller en butée d’un coté à l’autre… Il me faudra une paire d’heures pour commencer à l’avoir en main…. Il devient alors un engin agréable à conduire, qui procure de réelles sensations de pilotage.

L’engin devient alors sans restriction un pourvoyeur de plaisir. Il a pour cela à sa disposition des arguments de choc :

- Un amortissement jusqu'à présent inconnu pour ce qui me concerne…Vous pouvez sans vergogne rouler « à fond » sur un champ de mines sans en être incommodé outre mesure…

- Une tenue de cap qui fait de cet engin un pistard hors pair ; c’est d’ailleurs ce qui doit faire son succès aux States où les « dunes sand raiders » l’apprécient beaucoup. Même les sauts lui sont permis.

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Sur la série de bosses alignées, le Gox-650 passe bonhomme, emmenant pilote et passager dans un tour de manège géant ! Vive les montagnes russes ! Pour le faire décoller, il faut malgré tout le vouloir, et penser que l’avant, « s’abattant » à la réception, l’arrière du véhicule retombe lourdement.

Les amortisseurs ne talonnent pas ; par contre, je pense que le dessous arrière du châssis touche violemment le sol, donnant un « coup aux fesses » aux passagers, … Comme en témoignent quelque peu, les traces de chocs répétés de la barre inférieure qui protège la commande de boite de vitesse …

Le Gox-650 devient vraiment amusant, et l’on recherche le moindre décrochement de relief pour s’envoyer en l’air ! Mon passager rigole moins !

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Conclusion

Certes, ce véhicule est perfectible : des défauts persistent et il reste de conception et fabrication chinoises. Il est également vrai que le Gox-650 demandera de grands espaces pour s’exprimer pleinement.

Pourtant, cet engin sort incontestablement du lot. Ses dimensions, son look et son confort de roulage hors du commun en séduiront assurément plus d’un. D’autant que le prix annoncé par BOOXT le rend abordable pour un quadricycle lourd homologué ayant de telles capacités sur les pistes.

Rappelons aussi que, dans le domaine des buggys chinois, la satisfaction des utilisateurs est très liée au circuit de distribution qui devra pallier aux ennuis inhérents à l’utilisation de ce matériel. De ce point de vue, l’enseigne BOOXT a la volonté de faire la différence par sa qualité de service et sa politique d’amélioration des produits.

Nous retrouverons certainement cet engin sur les chemins roulants et au départ des raids Sahariens !

Textes : François Rouger (Mac Rodgers) et Frédéric Benedetti (Nuts06)

Photos : Franck Mathon (Bomby41) et D. Martraire

(Article 21 du 03/03/2007)