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Le prix de la passion Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Mac Rodgers   
17-05-2008
Le prix de la passion

Par définition ces deux concepts sont opposés. Dans la réalité ils ont bien des liens dont il nous faut tenir compte, et sur lesquels surfent ceux qui avancent avec la « vague commerciale ».

La passion, c'est l'irrationalité, la recherche irrépressible de l'assouvissement du désir. Ce moteur de plaisir est puissant mais insatiable. Sitôt le désir assouvi et le plaisir consommé, le passionné entretient son manque, pour trouver dans sa recherche l'épuisement de ses pulsions insatisfaites.
Nous sommes bien dans une problématique de consommation.... Le consumérisme guette le passionné ! Notre société est faite pour eux : c'est une société de consommation !
Les excès d'un passionné font sourire son entourage, voire même déclenchent l'envie devant son bonheur véritable et l'énergie qu'il déploie. A ce titre, être passionné est une bonne maladie : si l'homme vit de l'exaltation , mieux vaut que celle-ci soit tournée vers la vie que vers les sentiments négatifs. Mieux vaut assouvir des pulsions de vie que celles de mort... Toutefois, la déviance existe. La pathologie guette ! Du fait de la capacité du passionné à tout sacrifier à ses lubies, il peut mettre sa vie sociale en danger en lui sacrifiant celle-ci. Un passionné déclenche un sourire d'envie, un joueur invétéré, un collectionneur ruiné, reçoit des regards dégoûtés, ou au mieux compatissants.

Dans le secteur du buggy, la problématique n'est pas loin d'être la même. Les passionnés « historiques » ont dépensé énergie et argent sans compter et ont su agréger autour d'eux une communauté toujours grandissante. La demande étant créée, le marché y a répondu et une activité économique est née.
Le buggy de poche est passé d'un passe-temps confidentiel, réservé à une population prête à beaucoup de sacrifices, à un hobby sympathique qui a engendré un secteur d'activité spécifique : l'importation de machine chinoise.

Le buggy de poche passe de « bien de passion » à « bien de consommation ». Il faut pour cela qu'il en acquière les caractéristiques !
Autant en terme de fiabilité que de prix !
Pour devenir un objet de marché, le buggy ne peut plus se contenter de concerner une population prête à payer trop cher un engin qui n'est pas au niveau des biens de consommation motorisés.
Car le nombre de ces gens est limité ! Trop limité pour que le marché s'étoffe !



 
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